Délégationd’Aix-en-Provence

RENCONTRES CINEMATOGRAPHIQUES DES DROITS DE L’HOMME

BANGLADESH

ISTRES

mercredi 4 mars 2020

Ce film, proposé par Amnesty International et l’association Et le Ciné Va sera projeté le 4 mars 2020 à 19 h au Cinéma Le Coluche, allée Jean-Jaurès à Istres, en présence de Marianne Jover, membre de la Ligue des Droits de l’Homme et de Bruno Canivenc, membre de Amnesty International. Il fait partie du programme des Rencontres Cinématographiques des Droits de l’Homme en Provence organisé par le Secours Catholique Caritas France et le collectif constitué par Amnesty International, ACAT, CCFD, Terre Solitaire, La Cimade et la Ligue des Droits de l’Homme.

BANGLADESH

Avec 4,5 millions de salariés dans le secteur textile, dont 80% de femmes, les ouvrières sont en première ligne dans une société patriarcale répressive. C’est tout le sujet de Made in Bangladesh. Au Bangladesh, Shimu, 23 ans, est venue de sa province rurale à la capitale Dacca pour travailler dans une des nombreuses usines textiles de la ville. Les conditions de travail son très dures pour un salaire de misère qui fait vivre son couple, ayant été mariée de force à un homme sans emploi. Après un incendie dans l’atelier, Shimu rencontre une journaliste qui lui apprend ses droits, dont la possibilité de créer un syndicat au sein de son usine. Elle va se battre bec et ongle pour créer, avec ses collègues, un syndicat.

La réalité sociale décrite dans Made in Bangladesh recoupe la prise de conscience féministe qui occupe la une de l’actualité depuis le mouvement MeToo. Le film de Rubaiyat Hossain décrit une société patriarcale millénaire qui, même si des engagements politiques sont inscrits dans la loi, demeurent lettre morte en raison d’usages qui ont la vie dure. Le combat de Shimu dans le film alimente de nombreux rebondissements autour de ses relations houleuses avec sa hiérarchie, ses collègues, son mari ou l’administration.

\"Made in Bangladesh\" de Rubaiyat Hossain."Made in Bangladesh" de Rubaiyat Hossain. (Copyright Pyramide Films) La réussite de Made in Bangladesh est d’exposer une condition féminine qui, mise à mal dans un pays des plus conservateurs, touche à l’universel. Un film qui s’apparente aussi à un thriller, tant son héroïne est fragilisée par les suspicions malveillantes, les menaces dont elle fait l’objet. On en sort à regret, tant on voudrait en savoir plus et la suivre encore. Un film positif et plein d’énergie.

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