Délégationd’Aix-en-Provence

MAISON DES ARTS DE CABRIES

FILM SUR LOURDES : l’itinéraire des pèlerins, d’hospitaliers ou malades, gitans ou militaires

Une projection unique : jeudi 5 décembre 2019 à 20 h

jeudi 5 décembre 2019

Lourdes retrace l’itinéraire de pèlerins, hospitaliers ou malades, gitans ou militaires. C’est un film sur la condition humaine, la foi, le dévouement, l’amour maternel symbolisé par la vierge réalisé par Thierry Demaizière et Alban Teurlai. La projection est organisée par l’équipe locale du SECOURS CATHOLIQUE. le Jeudi 5 décembre à 20 h à la Maison des Arts de CABRIÈS. Elle sera suivie d’un échange fraternel et du verre de l’amitié. Une collecte sera proposée au bénéfice du Secours Catholique

FILM SUR LOURDES : l'itinéraire des pèlerins, d'hospitaliers ou malades, gitans ou militaires

publié en novembre 2019

Le rocher de la grotte de Lourdes est caressé par des dizaines de millions de personnes qui y ont laissé l’empreinte de leurs rêves, leurs attentes, leurs espoirs et leurs peines. A Lourdes convergent toutes les fragilités, toutes les pauvretés. Le sanctuaire est un refuge pour les pèlerins qui se mettent à nu, au propre – dans les piscines où ils se plongent dévêtus – comme au figuré – dans ce rapport direct, presque charnel à la Vierge. Voici le témoignage d’un alsacien parisien : Les documentaires m’ont souvent ennuyé et aller en voir un au cinéma me vient très rarement à l’esprit. Et encore moins lorsqu’il s’agit d’un documentaire centré sur la foi, la religion, la croyance... Mais « Lourdes » a attisé ma curiosité d’athée, non pas pour ses thèmes mais pour ces portraits d’hommes et de femmes aux vies si différentes, fervents croyants à la recherche d’une paix intérieure, d’une guérison miraculeuse. Il y a dans ces témoignages de pèlerins quelque chose de merveilleux, de perçant, de vrai, de fort ! Normal vous allez me dire, c’est un documentaire... J’ai rarement été aussi ému. Ce regard neutre et distancié met en lumière l’humanité, la dignité, le courage, la force de vie des malades, de leurs proches, des soignants, des gitans, des prostitués, des religieux qui animent ce lieu coupé du reste du monde. La mise à nue, personnelle et émotionnelle de ces derniers, pousse à l’émotion, à la compassion mais surtout à l’admiration. Thierry Demaizière et Alban Teurlai embellissent l’image par une multiplicité des points de vue, une belle photographie et une musique touchante. C’est finalement très cinématographique. La scène où les mains touchent, effleurent et imprègnent les parois de la grotte est splendide. Les rapports au temps, à l’espace, à la langue et au corps s’effacent pour ne laisser parler que la profonde croyance intime et l’espoir de ces religieux, tantôt avec fragilité, tantôt avec humour, mais toujours avec beaucoup de courage. On pourrait craindre un misérabilisme sans bornes à la vue des handicaps et des malheurs de chacun ou encore un éloge des dogmes, mais cette superposition d’élan de vie et de foi nous fait réaliser que notre plus grande puissance réside avant toute chose en nous-même !

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