Délégationd’Aix-en-Provence

CHACUN CHEZ SOI OUI, CHACUN POUR SOI NON !

L’aide exceptionnelle du Gouvernement aux plus modestes constitue une avancée trop limitée

Une démarche auprès de l’Etat pour aider à la sortie du confinement

Le Collectif ALERTE, constitué par le Secours Catholique et les associations caritatives partenaires, APF France Handicap, la Fédération des acteurs de solidarité (FAS), la Fondation Abbé Pierre, Emmaüs France, l’Uniopss, ADT Quart monde, Médecins du monde, a interpellé le Président de la République et a lancé un appel à signatures, le 17 mars 2020, pour lui demander d’accorder jusqu’à la fin de cette crise, une prime de solidarité de 250 euros par mois et par personne.

Deux bénévoles en train de remettre un chèque-service

publié en avril 2020

L’aide annoncée par Emmanuel Macron lundi soir et précisée par Édouard Philippe mercredi, ALERTE est saluée. Cette aide était attendue depuis plusieurs semaines par les associations. Elle va permettre de soutenir les familles les plus modestes d’autant plus que son versement automatique évitera les démarches inutiles et le risque du non-recours trop souvent observé pour les droits sociaux.

ALERTE regrette que celle-ci laisse de côté des catégories de personnes en situation de précarité tout aussi touchées par la crise : bénéficiaires du minimum vieillesse, de l’AAH, de l’ASPA, jeunes de moins de 25 ans ou étudiants ne pouvant bénéficier du RSA.

Le montant proposé est jugé très insuffisant pour surmonter l’ensemble des difficultés apparues par rapport à celui demandé de 250 euros par mois et par personne.

Pour ALERTE, la situation très tendue rencontrée par de nombreuses personnes en précarité témoigne par ailleurs de l’insuffisance chronique de leurs revenus, preuve que les minima sociaux ne permettent pas à chacun de vivre décemment en France.

ALERTE plaide par conséquent pour un relèvement rapide et significatif des minima sociaux dès la sortie de cette crise, et l’élargissement du RSA aux moins de 25 ans, qui ne peuvent compter aujourd’hui sur aucun soutien public.

Pour éviter un « naufrage social », l’État doit dégager les moyens financiers aussi longtemps que la crise durera, en reprenant ainsi la formule que Bruno Le Maire a utilisée à propos des mesures à mettre en place pour éviter un « naufrage » de l’économie.

Nous restons mobilisés.

Le Secours Catholique est engagé pour demander à l’Etat une aide pour que les personnes en difficultés puissent bénéficier de conditions de vies sociales différentes après plusieurs mois confinement.

Toutes les équipes du Secours Catholique continueront, comme elles le font en ce moment, à apporter au quotidien un accompagnement auprès des plus démunis

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