Délégationd’Aix-en-Provence

Aix-en-Provence/Arles

Migrants : halte à la haine

Lorsque des propos haineux circulent dans nos communes, notre devoir est de ne pas les laisser lettre morte. Ainsi, cette réponse, à l’adresse d’une commune de notre territoire : Migrants, halte à la haine !

publié en janvier 2020

Quelle tristesse de lire dans les colonnes d’un journal communal paru à Noël, les propos haineux et par ailleurs, si mal renseignés d’un groupe politique s’insurgeant contre la présence de personnes migrantes dans la commune ! C’était Noël pourtant...

Quelle tristesse de voir que des élus ont à ce point oublié la nature de leur fonction et de leurs responsabilités, celles de contribuer à la vie de la cité par la réflexion et la recherche du bien commun, qu’ils, en négligeant la vérité, répandent des rumeurs alarmistes. Voici quelques éléments pour répondre aux "erreurs" de ces propos :
- Le site d’hébergement, soit ici, un hôtel en bordure d’autoroute, appartient toujours à son propriétaire et n’a pas été acheté par l’État.
- Les personnes qui y sont hébergées (et non logées) sont en demande d’asile, elles sont connues des services de l’immigration. Elles ne sont pas sans papiers.
- Obtenir l’asile en France n ’est pas obtenir la nationalité.
- Ces personnes ne sont pas en villégiature, elles sauvent leur vie et désirent ardemment contribuer à la société française.
- Le budget de l’AME représente 0,5 % du budget global de l’assurance maladie. Faut-il laisser des personnes sans aucun soins sous prétexte qu’elles sont étrangères ?
- Il y a cette année, dans cette commune sept enfants en classe maternelle et six en primaire, la commune scolarise trois cent cinquante enfants. La loi française dit que l’école est gratuite et obligatoire pour tout enfant se trouvant sur le sol français.
- Il faut relire la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) qui fonde la devise de la France. Ce que l’on ne connaît pas, fait peur souvent. Nous invitons les citoyens à venir rencontrer les personnes en situation d’exil : leur courage et leur combativité pour leur vie forcent le respect et l’admiration ; nous avons beaucoup à recevoir d’eux, en terme d’humanité et de valeur ajoutée à notre société. Restons humains, soyons fiers de partager et de contribuer à plus de « Liberté, égalité, fraternité  »

Hélène Mayer, présidente territoriale du Secours Catholique-Caritas France

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